Mon intérêt pour l'aviation remonte à plusieurs années. Mon grand-père, ancien pilote de chasse durant la Seconde Guerre Mondiale (formé en 1944 au C.F.P.N.A. aux Etats-Unis) et mon père, ancien pilote de l'ALAT, m'ont tous deux transmis cet intérêt.
Ma première idée était de devenir pilote de chasse. Mais lors de plusieurs voyages à l'étranger, j'ai eu l'occasion et la chance d'entrer dans les cockpits et de voir réellement ce qu'est le métier de pilote de ligne. Je m'oriente alors vers l'Aviation Civile.
A 16 ans et avec l'autorisation de mes parents, je m'inscris à l'aéroclub de Carpentras (ACDCV) où je commence ma formation.
Mon instructeur, Pat, a 73 ans et est un ancien pilote de la Marine Nationale sur Etendard IV. On ressent, dans sa manière d'enseigner, que c'est un "ancien" de l'armée. Ses méthodes......particulières, mais qui ont fait leurs preuves pour former les futurs (ou aspirants) pilotes professionnels, m'ont permis d'acquérir certaines valeurs aéronautiques.
Août 2008, j'arrive pour la première fois à l'aérodrome de Carpentras. Je suis désormais le "p'tit nouveau" du club face aux autres pilotes et leurs 500 HDV. Je paye ma cotisation, récupère mon carnet de vol (vierge à ce moment là) et mon manuel de pilote, le gros "pavé" de cours théoriques PPL.
Le PPL est la licence du pilote privé, c'est celle que je vise en premier. Elle me permettra de voler sans instructeur avec des passagers dans la France entière et même en Europe.
Après quelques cours théoriques basiques ("Pourquoi l'avion vole ?"), mon premier vol approche. L'avion d'instruction est un DR400. Mon aéroclub en posséde deux, le F-HCOV et le F-GZOU. Ils sont construits par APEX Aviation et sont les avions favoris en France pour l'instruction. Voici la description de ces avions devenus incontournables :
Le 7 août, je prends ma première leçon en vol, j'ai les commandes durant tout le vol sauf pour l'atterissage, partie du vol qui se révelera être la plus dure à assimiler. La sensation est super, on fait des virages pour voir si je ne suis pas malade, deux tours de piste pour visualiser le terrain et hop, on revient sur la terre ferme.
Les heures d'instruction qui suivent sont majoritairement composées de tours de piste pour travailler les atterissages sans aide et pouvoir être lâché. Ahh, le lâché !! Ce moment merveilleux, cette étape primordiale dans la vie d'un pilote. Le mien arrive au bout de 10 HDV, en novembre 2008. Au retour d'un vol avec mon instructeur, il descend de l'avion et me dit : "Allez, à toi, tu m'fais un tour de piste, deux si t'es à l'aise.......seul !" Se retrouver seul à 16 ans aux commandes d'un avion est vraiment une chose inoubliable. Après mes deux tours de piste, je rentre au parking et ai droit aux félicitations de tous les pilotes du club (ça leur rappelle de bons souvenirs).
Après cette étape, nous avons un peu plus travaillé les manoeuvres et la navigation. Les manoeuvres, ce sont les virages à grande inclinaison, les simulations de panne, les intégrations d'aérodromes... Etant désormais apte à voler seul, j'alterne les vols avec instructeur et les vols solo.
En juin 2009, j'ai 30 HDV. Il est temps pour moi de faire ma première navigation solo. Ce sera à destination du Castellet, un grand aéroport international perdu au milieu de la pinède varoise. Au programme, 1h50 de vol aller-retour, des communications radio avec les organismes de contrôle aérien, un atterissage sous le soleil et surtout, une étape de plus dans ma formation.
Depuis le début de ma formation, je révise tous les soirs mon manuel de pilote (vous vous souvenez, le pavé !) pour pouvoir passer l'examen théorique PPL qui se compose de 5 modules (Réglementation / Météo, Procédures, Navigations / Connaissances de l'aéronef / Facteurs humains / Communications). Je le passe en juin 2009, je ne réussis que 3 des 5 modules. Les vacances passent et je me représente à l'examen où j'obtiens les deux derniers modules manquants. Mon théorique en poche, je vais maintenant pouvoir finir ma formation. Il me reste environ 10 heures à faire qui vont se composer de deux navigations (dont une solo vers Montpellier) et du test final. Tout va aller très vite maintenant...
Je pense qu'après l'obtention de mon PPL, j'atteindrai les 150 HDV pour pouvoir devenir instructeur bénévole et permettre à d'autres personnes d'apprendre à piloter. J'ai eu la chance de voler, pourquoi pas les autres ?